Les élections européennes en direct

Les élections européennes en direct

Suivez la soirée électorale en direct avec ARTE. Résultats, reportages, réactions : vous retrouverez dans ce live toutes les informations

    En France, le taux de participation atteint 43,29 % à 17 heures en France métropolitaine selon le ministère de l'intérieur, soit 8 points de plus qu'en 2014.

    Plusieurs pays sont sur la même ligne et connaissent une participation plus haute. En Allemagne, à 14h00, elle était de 29,4%, près de 4 points supérieure à 2014. En Espagne, 34,68% des électeurs s'étaient rendus aux urnes, contre 23,87% en 2014, année où les européennes avaient eu lieu seules. En Pologne, elle a bondi à 14,93% à la mi-journée contre 7,31% cinq ans plus tôt. Participation en hausse également dans la Hongrie du Premier ministre Viktor Orban, dont les relations sont conflictuelles avec Bruxelles : 17,2% à 11H00 contre 11,5% à la même heure en 2014.

    Les sondages laissent présager une montée en puissance des partis d'extrême droite. D'une élection à l'autre, depuis 2014, les partis populistes n'ont cessé de gagner du terrain en Europe. Aujourd'hui, ils siègent au parlement de 24 des 28 États membres de l'Union européenne.

    En Autriche, selon des estimations publiées à la fermeture des bureaux de vote, le parti conservateur du chancelier Sebastian Kurz serait largement en tête du scrutin européen en Autriche dimanche, devançant les sociaux-démocrates et le parti d'extrême droite FPÖ.

    A 34,5%, l'ÖVP de M. Kurz progresse de 7,5 points par rapport au scrutin de 2014, et apparaît en mesure de réaliser le meilleur score jamais réalisé par un parti aux européennes depuis l'adhésion de l'Autriche à l'UE en 1995, selon ces estimations diffusées par les principaux médias autrichiens.
    Le centre-droit de la chancelière allemande est en tête des élections européennes, devant les Verts qui réalisent une percée sans précédent : la CDU-CSU d'Angela Merkel est à environ 28% des suffrages, les Verts s'envolent à 20,5-22% (contre 10,7% en 2014), selon les enquêtes réalisées à la sortie des bureaux de vote pour ARD et ZDF. L'extrême droite AfD réalise son objectif avec 10,5% (7,1% en 2014) quand les sociaux-démocrates (SPD), membre de la coalition gouvernementale au pouvoir, s'écroulent à 15,5%.

    Emmanuel Macron, Sebastian Kurz, Viktor Orbán, Aléxis Tsípras, Giuseppe Conte : les dirigeants européens se sont également rendus aux urnes aujourd'hui.

    A Chypre, les conservateurs sont largement en tête. Selon les premières estimations, les conservateurs du Rassemblement démocrate obtiendraient 31,8 % des suffrages. Ils devancent le Parti progressiste des travailleurs, qui obtiendrait 26 % des voix, et le Parti démocrate (centriste, 11,9 %). 
     
    En Allemagne, le taux de participation s'élèverait à près de 60% d'après la Tagesschau. Une augmentation considérable : il y a cinq ans, il était 48,1%.
    En France aussi : la participation serait supérieure de huit à dix points par rapport aux élections de 2014. Selon l'Ifop-Fiducial, elle sera de 54% des électeurs inscrits sur l'ensemble de la journée. Pour Harris-Interactvie/Epoka, la participation s'élèvera à 52,2%.

    Pour connaitre les résultats pays par pays, parti par parti, consultez notre carte interactive : info.arte.tv

    En Irlande, les premières estimations donnent le Fine Gael (centre droit) en tête avec 29 % des voix. Derrière, trois partis sont donnés à 15 % : le Fianna Fáil (centre), le Green Party (Verts) et les Indépendants (gauche). Derrière, on trouve le Sinn Féin (gauche), avec 13 %, et le Labour (sociaux-démocrates) avec 3,5%.

    Victoire écrasante de Viktor Orban, avec plus de 50% des voix selon les premières estimations... En hausse de plusieurs points par rapport à 2014, aucun de ses concurrents ne dépassent les 10%. (Source Euronews)

    En Slovaquie, c'est le parti libéral de la présidente élue Zuzana Caputova, le PS/Spolu, qui serait arrivé en tête aux élections européennes, a affirmé le Premier ministre Peter Pellegrini. Le parti populiste de gauche du chef du gouvernement, SMER-SD, a admis de son côté avoir été rétrogradé à la deuxième place. L'AFP n'a pas pu confirmer ce classement auprès des autorités électorales : le vote en Slovaquie s'est déroulé samedi, mais les chiffres officiels ne doivent être publiés qu'après la clôture du vote dans tous les pays de l'UE.
    Suivez l'édition spéciale d'ARTE Journal consacrée aux élections européennes : 
     
    En Croatie, les conservateurs de l'Union démocratique croate obtiendraient 23,43 % des voix selon les sondages de sortie des urnes. Ils seraient suivis par le Parti social-démocrate de Croatie, avec 18,38 %, puis par la Liste indépendante de Mislav Kolakušić avec 8,2 %.

    53.3% de taux de participation : pour Christine Verger, politologue à l’Institut Jacques Delors, "c’est une bonne nouvelle pour la démocratie"

    Premières estimations en France : le Rassemblement national de Marine Le Pen serait en tête devant la formation du président Macron. Les écologistes se trouveraient à la troisième place devant la droite.

    Coup d’œil outre-Rhin sur les réactions des principaux candidats face aux résultats.

    Le Rassemblement national arrive en tête des élections européennes, avec 23,2% des voix, devant La République en Marche, 21,9%, selon les estimations de quatre instituts dimanche. La liste Jadot (écologiste-EELV) crée la surprise en troisième position avec entre 12,8 des voix. Les Républicains obtiennent entre 8,2%. Les PS/Place publique et LFI sont au coude-à-coude entre 6,2% et 7%. Les autres listes n'obtiendraient pas d'élus.

    "Ce n’est pas une vague de populistes ou d’extrémistes qui va constituer une majorité au Parlement Européen" selon Christine Verger, politologue à l’Institut Jacques Delors.

    Voici la première projection en sièges du prochain Parlement, qui se fonde sur les premières estimations (source Parlement européen).

    La première projection de la composition du Parlement européen donne une majorité au Parti populaire européen (PPE, droite) avec 173 sièges, suivi par son rival l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D, centre-droit) avec 147 sièges. Même si les taux de participation restaient faibles par rapport à des scrutins nationaux, la mobilisation des électeurs était en nette progression, à plus de 50% dans 27 pays (hors Royaume-Uni) selon le Parlement, semblant marquer un coup d'arrêt à l'érosion continue qui caractérise les européennes depuis 1979. (Source AFP)

    La participation est en nette hausse dans toute l'Union européenne. Voici un comparatif entre 2019 et 2014

    Les pro-européens de centre droit sont arrivés en tête aux élections européennes dimanche en Roumanie, infligeant un sérieux revers au gouvernement de gauche critiqué par Bruxelles pour ses reformes de la justice, selon un sondage réalisé à la sortie des bureaux de vote. Les conservateurs du Parti national libéral (PNL, opposition) et les centristes de l'alliance USR-PLUS ont obtenu ensemble près de 50% des voix, devant le parti social-démocrate (PSD) au pouvoir qui a recueilli 25,8% des suffrages. (Source AFP)
    En France, les "gilets jaunes" ont mobilisé dans la rue, pas dans les urnes. Les deux listes issues du mouvement de contestation sociale  n'ont mobilisé ensemble que 0,5% des électeurs selon les premières estimations. "Alliance jaune", menée par le chanteur Francis Lalanne, a remporté environ 0,5% et "Evolution citoyenne", avec à sa tête Christophe Chalençon, moins de 0,5% des voix lors de ce scrutin européen, loin du seuil des 5% nécessaire pour envoyer des élus au Parlement européen. (Source AFP)
    En Suède, l'extrême droite continue d'avancer
    Selon les premières estimations, les sociaux-démocrates arrivent en tête (25,1 %) devant les Modérés (conservateurs) à 17,6 %. L'extrême-droite continue d'avancer, avec 16,9 % pour les Démocrates de Suède (contre 9,67 % en 2014) soit la plus grosse progression de ce scrutin.
    Grands perdants : les Verts, qui n’obtiennent que 9,5 % des voix, contre 15,4 % en 2014. Un résultat cependant meilleur que ce qu’annonçaient les sondages, d'où le soulagement de la formation, qui perd pourtant deux mandats à Strasbourg. Les Chrétiens-démocrates progressent (7,5 %), tandis que les Libéraux (4,4 %) perdent plus de la moitié de leurs soutiens. Les féministes, entrés au parlement en 2014, n'obtiennent que 0,8 % des voix (contre 5,49 % en 2014) et perdent leur unique mandat. (Source AFP)
     
     

    Philippe Lamberts, député européen du sein du groupe Verts/ALE, exulte face aux résultats des écologistes européens. Il souhaite "imprimer un changement de cap, vers une Europe plus juste, plus durable et plus démocratique".

    Au Portugal, selon Euronews, le parti socialiste l'emporterait avec plus de 30% des voix, suivi d'une coalition de partis de centre-droit. En 2014, les socialistes pro-européens avaient fait 34% des voix. Le bloc de gauche se classerait troisième. 
    En France, les écolos créent la surprise avec près de 13% des voix. Sans atteindre les 16,28% des voix obtenus par la liste Cohn-Bendit en 2009, elle dépasse largement son score des européennes de 2014 (8,95%). Une réussite personnelle pour la tête de liste Yannick Jadot, qui avait pris le risque de partir seul à la bataille en refusant la main tendue à gauche et en se posant en défenseur d'une écologie authentique face aux "opportunistes".(Source AFP)
    Eurosceptiques, conservateurs et populistes en hausse
    Les forces populistes et eurosceptiques, jusque-là éclatées, marquent des points dans la plupart des États membres et pourraient prétendre cette fois à former une véritable coalition dans le nouvel hémicycle. En France, le Rassemblement national (RN) arrive en tête avec 25/26% de voix, en légère hausse par rapport à 2014 (24,9%); en Allemagne, l'AFD d'extrême droite atteint son objectif avec 10,5% (7,1% en 2014). En Hongrie, le parti souverainiste Fidesz du Hongrois Viktor Orban arriverait largement en tête, crédité d'une victoire écrasante avec 56% des suffrages, devançant de plus de 45 points l'opposition de centre-gauche et d'extrême droite, selon les estimations. En Italie, où les bureaux ferment à 23h, les sondages des derniers jours donnaient également la Ligue du Nord de Matteo Salvini au-dessus des 35% d'intentions de vote. (Source AFP)
    La CDU-CSU d'Angela Merkel, conduite par le candidat à la présidence de la Commission européenne Manfred Weber, s'élève à environ 28%, le plus faible score de son histoire toutes élections à l'échelon national confondues. La formation totalisera 28 élus. Les Verts s'envolent à 20,6-20,8% (contre 10,7% en 2014) et compteront 21 députés. Les sociaux-démocrates (SPD), membres de la coalition gouvernementale au pouvoir, s'écroulent eux à 15,5% et n'auront que 16 élus. Autre gifle, le plus vieux parti d'Allemagne arrive dimanche deuxième derrière les conservateurs aux régionales dans son bastion de Brême, un Land qu'il dirigeait depuis la fin de la guerre. L'extrême droite AfD atteint son objectif avec 10,5% (7,1% en 2014) et décrocherait 11 des 96 sièges allemands au Parlement européen, selon les chaînes ARD et ZDF.
     
     
    Les résultats des élections européennes en Allemagne en 2014 :
     
     

    Le parti souverainiste du Premier ministre hongrois Viktor Orban est crédité d'une écrasante victoire au scrutin européen, avec 52,3% des suffrages, devançant de plus de 35 points l'opposition de centre gauche, selon un décompte réalisé sur la quasi-totalité des bulletins et publié dimanche par la presse pro-gouvernementale. Le parti national-conservateur Fidesz de M. Orban améliore le score qu'il avait réalisé aux élections européennes de 2014 (51%) et distance très largement le parti de centre gauche DK, donné à 16,3%.

    "La nouveauté, c'est que le groupe libéral-démocrate, dans lequel on retrouve LREM, devient la 3ème force au Parlement européen" explique Christine Verger, politologue à l'Institut Jacques Delors.

    L’une des principales conclusions de ce soir, c’est que l’Europe se déplace une nouvelle fois à droite. Le nombre de populistes et d’eurosceptiques dans le nouveau Parlement européen a considérablement augmenté. Surtout en France et en Allemagne. En revanche, en Autriche, le FPÖ a probablement perdu des voix à cause de l'affaire Ibiza impliquant Heinz-Christian Strache. Tour d’horizon des résultats chez les populistes et les partis d’extrême droite.

    "Ce qui explique le succès des Verts, c’est avant tout le vote des jeunes, tant en France qu’en Allemagne." Bas Eickhout, tête de liste des Verts/Alliance libre européenne

    En Italie, le parti d'extrême droite de Matteo Salvini, La Ligue, est arrivée en tête des européennes dimanche avec un score compris entre 27 et 31% des voix, selon deux sondages sortie des urnes rendus publics par les télévisions italiennes. Le Mouvement Cinq Etoiles (M5S, antisystème), l'autre composante de la majorité gouvernementale au pouvoir en Italie, réalise un score compris entre 18,5 et 23% des voix, selon ces estimations, derrière le Parti démocrate (PD, centre-gauche) qui réalise un score compris entre 21 et 25%.

    Le Rassemblement National l'a donc fait : le parti est devenu la principale force française au Parlement européen. Pour la soirée électorale, le parti a choisi un lieu privilégié : la Palmeraie, une discothèque située dans le 15e arrondissement de Paris.

    Les estimations des élections européennes en France (chiffres réactualisés à 23h)

    C'était annoncé : les Verts en Allemagne réalisent une très forte remontée par rapport à 2014. Comment les chefs de file du parti et les adhérents vivent ils ces résultats ?

    En Espagne, les socialistes du gouvernement espagnol Pedro Sanchez ont obtenu près de 33% des voix aux élections européennes, selon 85% des bulletins dépouillés. Ils devancent les conservateurs du Parti populaire. L'extrême droite de Vox a obtenu 6%.

    La Ligue de Salvini est en tête en Italie ce qui fait de ce parti d'extrême droite la première force politique en Italie, selon un sondage sortie des urnes.

    Jetons un regard sur l’Europe de l’Est. Depuis des mois, les relations entre l’UE et la Pologne sont tendues, et il en est de même pour la Hongrie. Les deux pays d'Europe orientale font partie des enfants en difficulté de l'Union européenne. Comment cela a-t-il influencé le choix des Hongrois et des Polonais ?

    Au Royaume-Uni le Parti du Brexit de Nigel Farage, partisan d'une rupture sans concession avec Bruxelles, arrive en tête des premiers résultats avec 31,9% des voix, selon la BBC. Les Britanniques qui devraient quitter l'UE au plus tard le 31 octobre avaient voté les premiers, jeudi, pour ce qui devrait être leur dernier scrutin européen. En réaction, les voisins irlandais du Royaume Uni ont massivement opté pour la liste pro-Europe.

    Le live est terminé. Merci d'avoir suivi cette soirée électorale avec ARTE.
    Victoires de formations populistes, poussée des Verts ou participation en hausse : les électeurs européens se sont mobilisés dimanche pour dessiner un Parlement largement renouvelé, qui relègue les partis au pouvoir au second plan. Aucune des formations pro-européennes principales ne peut revendiquer une victoire. Les deux plus fortes, le bloc de centre-droit, PPE, et les Sociaux-Démocrates ayant perdu leur majorité pour la première fois depuis 1979, le processus de désignation du patron de la Commission européenne et des principaux postes devrait s'en trouver rebattu, estime François Heisbourg, sans permettre aux Libéraux et aux Centristes de s'installer aux commandes. (source AFP)
     
    Voici, à minuit, la dernière projection en sièges du futur Parlement (source Parlement européen) :
     

    Qui fera équipe avec qui ? Cela aura également des conséquences immédiates sur l'élection du nouveau président de la Commission européenne. Mais comment celui-ci est-il choisi ? Voici les candidats les plus prometteurs.

    Pour rappel, vous pouvez regarder les résultats pays par pays, ainsi qu'à l'échelle du Parlement, sur notre carte interactive : 
    Faisons maintenant le point sur les résultats définitifs de la France, communiqués par le ministère de l'Intérieur.
     
    Six listes auront des élus au Parlement :
     
    - Rassemblement national : 23,31% - 23 sièges (après la sortie du Royaume-Uni de l'UE)
    - Renaissance / LREM : 22,41% - 23 sièges
    - EELV : 13,47% - 13 sièges
    - Les Républicains : 8,48% - 8 sièges
    - France insoumise : 6,31% - 6 sièges
    - Envie d'Europe / PS : 6,19% - 6 sièges
     
     
    Les 28 autres listes n'ont pas passé le seuil des 5%, nécessaire en France pour siéger au Parlement européen. Leurs résultats détaillés sont disponibles sur le site du ministère de l'Intérieur : 
     
     
     
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