Carnet de reportage de Fanny Lépine en Ukraine

Carnet de reportage de Fanny Lépine en Ukraine

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par ARTE Info

 

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    Episode 1 : le jour du départ


    En mai dernier, le peuple ukrainien a élu un nouveau président. Il s’appelle Petro Porochenko, mais ce président a déjà eu fort à faire. La Crimée s’en est allée, les villes de Donetsk et Lougansk sont à feu et à sang, l’économie est à l’agonie et la Russie menace cet Etat fragile en déstabilisant l’est du pays, après avoir augmenté drastiquement les prix du gaz. Pour gouverner, le président a besoin d’une Rada qui le soutienne. Alors fin août il a dissout la chambre, celle qui datait d’avant la révolution. Les Ukrainiens iront donc voter dimanche 26, en espérant que la nouvelle chambre permettre d’éteindre le feu dans la maison Ukraine.

     Kiev, le 16.09.14 
    Un Ukrainien manifeste en faveur de la loi anti-corruption. C'était l'une des revendications du mouvement de la place Maïdan.
    (Photo AFP/ E. Kotenko)

    Nous avons prévu de faire une série de reportages qui seront diffusés la semaine avant les élections. Nous irons d’abord voir place Maïdan, ce qu’il reste des idéaux de la révolution. C’était il y a un an. Que sont devenus les leader de la contestation ? Croient-ils encore qu’une autre Ukraine est possible ? Ont-ils toujours envie de se tourner vers l’Union européenne ? Sont-ils impliqués dans ces élections ?

    Puis nous nous intéresserons à l’extrême-droite qui séduit de plus en plus les Ukrainiens désœuvrés. Les sondages donnent le parti radical du bouillonnant Oleg Liachko deuxième dans les sondages. C’est un parti qui s’est illustré par de nombreuses exactions, notamment à l’égard de tous ceux qu’il soupçonne d’être des séparatistes. Nous tenterons de comprendre ce qui séduit les Ukrainiens dans ce discours violent et radical.

    Enfin, nous irons à Slaviansk, une ville de l’est de l’Ukraine, l’un des bastions de la rébellion pro-russe, qui a été reprise par l’armée ukrainienne en juillet dernier. Comment se prépare-t-on aux élections là-bas ? Est-ce que les habitants rêvent toujours de se rapprocher de Moscou ? Sont-ils encore méfiants vis-à-vis du président Porochenko ou sont-ils fatigués des conflits ?Comment la ville se relève après des semaines de bombardements intenses.

    Dans ce blog, je tenterai de vous raconter au jour le jour mes tournages, son organisation et ses ratés. Je partagerai également mes impressions sur le terrain, quelques photos et vidéos prises sur le vif.

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    Episode 5 : Samopomich et la corruption


    Samopomich est un parti qui a été créé en 2012, à l'initiative du maire de Lviv, une grande ville de l'ouest ukrainien. C'est la première fois qu'il se présente à une élection nationale et force est de constater qu'il fait fort. En à peine deux mois, il est passé de 0,5% à 6% dans les intentions de vote. Ses membres espèrent encore grimper jusqu'à 10% aux prochaines élections.
    Samopomich a constitué ses listes uniquement avec des candidats issus de la société civile. Son credo : aucun ancien membre du Parlement ne peut y figurer. Samopomich rêve de lustration, un mot à la mode en ce moment en Ukraine. La lustration consiste à nettoyer entièrement le système politique, le nettoyer de la corruption, du népotisme, et des anciens membres du KGB, des hommes encore à des postes clés, près de 15 ans après la chute de l'URSS.
    La tête de liste Samopomich s'appelle Hanna Hopko. Un nom qui ne vous dit sans doute rien, mais qui est déjà très connu en Ukraine. C'est l'une des figures de Maïdan (encore une autre). Nous l'avons rencontrée ce matin, lors d'une réunion organisée autour de la corruption et de la surveillance de la vie publique. C'est exactement son domaine, celui pour lequel elle s'est engagée sur Maïdan l"hiver dernier. Nous voulons l'interviewée, mais elle est énormément sollicitée. Par les Ukrainiens qui l'admirent mais aussi par les medias étrangers...
     
    Tous les grands partis politiques sont conviés à cette réunion. Le public est également amené à poser des questions directement aux candidats.  
    par ARTE Info
    C'est la troisième interview consécutive qu'Hanna accorde à un media étranger. Ici, le journal allemand Die Zeit. 
    par ARTE Info
    Pendant ce temps-là, on attend notre tour... 
    par ARTE Info
     
     

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    On voit passer Ioulia Timochenko passer en coup de vent...



    Elle aussi a été invitée au débat. L'ancienne égérie de la révolution orange est une figure passée de la politique ukrainienne, pourtant elle s'accroche. Son parti "Notre Ukraine" se présente aux élections... Timochenko représente tout ce que Samopomich rejette.

    En fin de journée, notre stringer Andrey me confie qu'il a fait son choix : il votera Samopomich dans 10 jours. Je dois bien avouer que leur discours est séduisant. Pour le moment, c'est un sans faute, ce qui est plutôt rare pour qui est habitué à la politique ukrainienne.

    Demain matin nous partons pour Slaviansk, l'une des grandes villes de l'est ukrainien. C'est l"une des premières villes à avoir lancé la rébellion pro-russe. Aujourd'hui, la guerre est finie là-bas, mais je veux comprendre comment on se prépare à ces élections à peine trois mois après la fin des hostilités. D'autant que l'esprit de Maïdan n'a pas soufflé jusque chez eux.

    Avant de vous quitter, quelques traditionnelles photos de notre journée. En vrac...

    Ce matin, nous avons fait la connaissance d'Anna Zaiachkivska, miss Ukraine 2013 certes, mais aussi fervente activiste sur Maïdan pendant la révolution. 
    par ARTE Info
    Pendant Maïdan, Anna était volontaire pour distribuer de la nourriture et des boissons chaudes à ceux qui occupaient la place par - 30C°. 
    par ARTE Info
     Petit détour par Maïdan où on vend du papier toilette et des paillassons à l'effigie de Poutine...
    par ARTE Info
    ... transformé en Hitler. Sur ce paillasson, il est écrit "Allez y, essuyez-vous les pieds!"
    par ARTE Info
    La journée se termine dans les locaux de la radio publique ukrainienne. Drôle de voyage dans le temps. On se croirait dans l'Ukraine soviétique des années 80. 
    par ARTE Info
     
     

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